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Juillet 2015 - Ouverture lundi 20 juillet à Dakar du procès de Hissein Habré, Un événement pour l’Afrique


C’est un événement pour l’Afrique : le premier procès d’un ancien chef d’Etat jamais mené par un tribunal créé par l’Union africaine s’ouvrira lundi 20 juillet 2015, devant la Chambre africaine extraordinaire d’assises, au Palais de Justice Lat Dior de Dakar (Sénégal).

RCN Justice & Démocratie, en tant qu’organisation membre du Consortium de sensibilisation sur les Chambres africaines extraordinaires (CAE), se réjouit voir aboutir cette longue lutte pour l’organisation d’un procès équitable pour l’ancien président tchadien Hissein Habré.

Durant et après le procès, le programme mené par le Consortium de sensibilisation au Tchad, au Sénégal et dans le monde va se poursuivre et se renforcer pour informer au plus près les populations les plus concernées, répondre à leurs interrogations, à l’aide de publications comme une bande dessinée, d’images et d’émissions de radio.

Nous sommes aussi présents pour répondre aux besoins de tous les médias voulant couvrir le procès.

Un quart de siècle après la commission des crimes poursuivis par les CAE, les attentes des victimes et des Africains sont immenses vis-à-vis de ce procès qui pour beaucoup a valeur de symbole.
Celui d’une victoire de la société civile à l’issue d’un long feuilleton politico-judiciaire pour certains.
Celui de la capacité de l’Afrique a juger sur le continent de crimes graves commis en Afrique.
Celui, espérons-le, d’un tournant historique pour l’Afrique.

Rappel des faits

• Créées le 22 août 2012 par un accord entre l’Union africaine et le Sénégal, les Chambres africaines extraordinaires (CAE) sont inaugurées à Dakar, le 8 février 2013. Fonctionnant sur la base d’un statut mais au sein du système judiciaire sénégalais, les CAE ont reçu pour mandat de juger des crimes internationaux commis au Tchad 7 juin 1982 au 1er décembre 1990.
Les CAE sont constituées de magistrats sénégalais, à l’exception des deux présidents des chambres d’assises et d’appel, qui sont des Africains non Sénégalais.

• L’instruction, qui a duré dix-neuf mois, a visé six anciens hauts responsables tchadiens. Quatre commissions rogatoires ont été menées au Tchad, permettant l’audition de près de 2500 témoins à charge et à décharge, l’exhumation de charniers, l’analyse des archives de l’agence de sécurité intérieure et extérieure (DDS) et la commission d’expertises.

• À l’issue de l’instruction, seul Hissein Habré, en exil au Sénégal depuis la fin de son régime, a pu être mis en accusation. Les juges d’instruction ont estimé disposer d’éléments à charge suffisants pour renvoyer en procès l’ancien président. Durant quatorze semaines d’audience il va devoir répondre de chefs d’accusation de crimes contre l’humanité, crimes de guerre et de torture commis sur le territoire tchadien.

Pour tout renseignement complémentaire, vous pouvez contacter :

M. Franck Petit, expert en communication et chef d’équipe
Consortium de sensibilisation sur les Chambres africaines extraordinaires
Email : franckpetit@forumchambresafricaines.org

Un dossier de presse pourra être communiqué, à la demande, par voie électronique. Pour plus d’information, nous vous invitons à consulter le site Internet du Consortium de sensibilisation :
www.forumchambresafricaines.org