Présentation de la série II


À travers ces récits, il ne s’agit ni de les dédouaner, ni de les déresponsabiliser ou de les juger, mais d’inviter à une réflexion sur l’acte injuste et criminel en prenant notamment conscience de ses conséquences (exclusion sociale, prison, vengeance, traumatisme psychique, etc.). Cette parole est une offre faite aux citoyens de se questionner sur ces crimes et leur prévention : Comment en vient-on à commettre l’irréparable ? Comment éclairer le processus aboutissant à ces crimes ? Quelles sont, après le jugement, les expériences (re)fondatrices cohérentes ?

C’est une parole fondamentale qui nous invite à mieux comprendre les processus et les influences qui peuvent pousser un citoyen à participer à de telles violences. Ce travail de mémoire, envisagé comme une narration à plusieurs voix, reflète l’ampleur du combat à mener pour (re-) vivre ensemble et construire un monde plus juste.

Dans cette série, chacun parle de sa participation au crime. Les titres des émissions évoquent ces rôles. Il n’est pas question ici de mettre des étiquettes, ni de poser une qualification juridique mais bien de mettre en évidence que la logique du crime collectif implique une chaîne de responsabilités dont chacun doit assumer sa part.
À nous peut-être, de saisir entre leurs mots la nôtre…

Parce que “si c’est là, c’est ici”.